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Halima Lamine, Artiste Peintre. |
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Publications Le champ de blé aux corbeaux: Tableau pour le chant de l'errance Préface Chant de l’Errance…voici un thème jailli du fond même de l’histoire des peuples du Maghreb. Errance des tribus nomades berbères ou arabes, des Juifs ou des Morisques chassés d’Espagne, des émigrés venus des pays méditerranéens ou partis vers l’autre rive. Ici, chez Halima Lamine, l’errance est, certes, symbole d’exil ou d’égarement, de douleur et de folie, mais elle signifie aussi et plus encore liberté, résistance, ironie, nouveau départ, recherche et aventure. Au centre de son expérience poétique il y a une histoire, une rencontre avec l’amour et une déconvenue, une soif d’absolu et une désespérance : « Tu étais le roi vainqueur… », événement historique, homme aimé et admiré, rêve, projet, espoir, idéal, Dieu ou dieu, peu importe , sans doute tout cela tout à la fois. Le chant de l’errance est le récit d’une aventure intérieure, par l’esprit mais aussi dans le réel, d’une douleur et d’un déchirement inguérissables causés par la chute dans l’immonde ou l’innommable du monde. Il conte aussi la tentation de la fuite dans les enivrements du derviche tourneur. Il reste toujours une quête, déçue, mais jamais abandonnée. C’est aussi et surtout l’expression d’une féminité fière et sûre d’elle-même et de son pouvoir, malgré tourments et meurtrissures, droite face à l’adversité, lucide et aimante tout à la fois, mais toujours Shahrazed, l’amante magicienne du verbe, l’ensorceleuse du tyran. Le féminin sauvera-t-il le monde de la barbarie ? Le lecteur notera que les notations de Halima Lamine savent être
brèves et tranchantes d’ironie comme des lames de rasoir, denses et lourdes de
mélancolie ou de désespoir, mais aussi pleines de tendresse, légères et
transparentes comme des ailes. Les dessins qui suivent son texte expriment avec
délicatesse et élégance la mélancolie qui l’habite. Mémoires et métaphores: Alchimie de la douleur
Deux siècles, un espace. Préface Avec ce livre, Halima Lamine nousentraîne à travers les sentiers infinis de son art et son âme. La
poésie ? La peinture ? Avec elle le doute n'a pas de place. Ces deux
expressions sont une même entité. Un même acte de vivre. Non l'ère des
romantiques n'est pas révolue. Elle est constamment ravivée par des
âmes jaillissant brusquement du tumulte de la haine, du mépris et de
l'incompréhension pour appeler à la raison, et tenter d'ouvrir une
brèche à l'amour, l'espoir et la rêverie au long cours. |
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Musique: Hughes de Courson - Photographe d'art: Lyes Meziani - Webmestre: Mébarek Mouzaoui |